DIALOGUE AVEC MON GUIDE
25/06/2008 12:07 par djydjy
Bonjour amis du blog. J'espère que tout le monde se porte bien et que la venue de l'été vous procurera de bons moments : vacances, retrouvailles, sorties etc... Moi, pour ma part, je ne cesse de réviser le texte de ma pièce. Les jours avancent et l'angoisse grandit. Je n'ai jamais le trac en rentrant sur scène, ce que je redoute, c'est le "trou". Alors mon guide SOLM m'aide. La nuit, le jour, les mots reviennent dans ma tête. Il me redonne inlassablement le texte. Quelquefois, nous faisons une pause. Je prépare un bon petit thé à la menthe et allongée sur un transat dans mon jardin, nous papotons comme deux bons vieux amis.
-Solm? Vois-tu mon avenir jusqu'au bout de ma vie ?
-Seul Dieu a ce pouvoir ma chérie.
-Mais, toi, que peux-tu me dire ?
-Moi, dit-il, pas grand chose. Je ne veux en aucun cas te frustrer. Tu dois vivre toutes tes émotions pleinement. Que seraient les surprises, si tu ne ty attendais plus ? Que seraient tes joies si on te les décrivait à l'avance ?
-Oui, tu as raison, mais tout de même quelquefois, pour certaines choses, cettains évènements, j'aimerais savoir !
-Vois-tu ma chérie, ta vie est comme un grand tapis roulé. Chaque jour le rouleau avance et étale une partie. Celle-ci je peux la lire. C'est à dire que pendant 5 ou 6 mois je vais savoir à la seconde prés ce que tu vas vivre. Mais encore une fois, je te le dis, pour ton bien, je ne dirai rien. Tout se qui n'est pas encore dévoilé, seul Dieu en a le mystère.
-Bon, alors c'est à Dieu qu'il me faut m'adresser ?
-Tu peux. Mais Dieu ne dira rien non plus. Il t'enverra des signes afin que tu puisses entrevoir ton avenir mais rien de plus. Les lois qu'il écrit, elles sont faites aussi bien pour lui que pour le monde qu'il gouverne. Ne doit-on pas donner l'exemple lorsqu'on enseigne ?
-Oui, mon Ami, tu as raison.
-Mais alors, pourquoi certains esprits m'ont donné le jour de mon départ. Ne dois-je pas les croire ?
-Je ne pense pas ma chérie. Lorsqu'un canal s'ouvre entre le ciel et la terre, il y a toujours de petits plaisantins pour venir te raconter des sornettes. Tu ne dois pas prendre en compte leurs dire.
-OUF ! Et bien tu me vois heureuse, car vivre jusqu'à 107 ans, je crois que je n'aurai pas aimé. Surtout si ma fin de vie doit se passer dans l'inertie.
-Vis, ma chérie, profite de tout ce que Dieu te donne, profite de cette belle planète. Le temps viendra où nous préparerons ton retour.
-Merci Solm, merci, tu sais que je t'aime d'amour ?
-Je sais ma chérie, je sais et tu m'en vois trés heureux.
-Oui, voir, voir, et un bien grand mot mon grand chéri. Mais j'avoue, que je sens de plus en plus tes caresses .
Protection
Ami, je n'ai pas grand chose à t'offrir
Mais ce que j'ai, je veux le partager
Mes enfants
Y a-t-il plus grand bonheur pour un cœur de mère
De fonder grande famille autour d'un foyer ?
La mienne je me souviens, était joie et lumière
Dans une maisonnette comprenant jardinet.
Le matin, vers sept heures, quand le réveil sonnait
Des bols et des tartines garnissaient grande table.
Dans leur demi-sommeil, les cheveux en bataille,
Mes enfants s'abreuvaient de lait et chocolat.
Bousculés par des mots que l'horloge demandait,
Nous empruntions la route bordée de grands platanes
Et dans un vrombissement d'abeilles déchaînées,
Nous regagnions la ruche où travail attendait.
Le soir, fatigués par toutes ses leçons
Que leurs petites têtes essayaient de fixer,
Nous reprenions la route sous une pluie battante,
Leur pouce dans la bouche, tout prêts à sommeiller.
Vers des horizons pour moi bien inconnus,
Car de leur vie si belle, dont ils m'ont fait cadeau
Il ne reste dans mon cœur que de jolies photos :
Des photos qui pour moi appellent souvenirs
Et quelquefois regrets de ces moments si beaux
Dans lesquels, j'aurais dû bien plus souvent leur dire :
"Je vous aime, je vous aime mes tout petits marmots."
Que leur maman regrette bien ce temps !
La vie va de l'avant, les destinées aussi,
Alors peut-être qu'un jour, cette maison si vide
Verra revenir à elle tous ces beaux enfants.
Mes petits enfants
Ils sont au nombre de trois, trois petits chérubins
Que j'ai bercés un jour dans un bonheur bien grand.
De leur petite enfance, je garde souvenir,
D'un gros bouquet de roses trop vite épanoui.
En effeuillant leur vie, grands moments de tendresse,
Mon cœur s'est empli de nombreuses caresses.
De leurs petites mains aux orteils potelés,
Mon regard de grand-mère les a bien dévorés.
Accrochés à ce mont de breuvage laiteux,
Leurs yeux encore aveugles se fermaient doucement.
Gardaient-ils en ce jour images de l'Univers ?
Nul ne saura le dire, rien qu'en les regardant !
Leur sourire reste bien, pourtant énigmatique !
Car ne voyant encore que silhouettes confuses,
A qui dédieraient-ils de si gracieux sourires
Si ce n'est à leurs frères qui l'accompagnent toujours.
Petits-fils de mon cœur enfants de mes enfants,
Je vois dans vos regards nombreuses ressemblances
Avec ces pères et mères que j'ai moi-même bercés.
Comme si la vie n'était qu'une très grande balance.
2003
L'amour
d'une mère pour son enfant
Devant ce bel enfant que son ventre a porté
Elle ne savait que faire pour bien le soulager.
Cette vie qu'un matin elle lui avait donnée,
Il voulait maintenant qu'elle la lui reprenne.
Dans ce cœur de mère où chagrin se noyait,
Souffrance et tendresse menèrent grand combat.
Les jours s'écoulaient dans des brouillards épais
Sans que nul ne vienne pour apaiser son glas.
Devant ce grand tourment que son âme vivait,
Elle sentit en elle les laves d'un volcan,
Et de ce labyrinthe où son esprit bouillait
Elle vit enfin jaillir des roches d'apaisement.
Cet enfant qu'elle aimait autant que Dieu le père,
Elle le voulait heureux mais dans d'autres horizons,
Alors dans un élan d'amour et de tendresse,
Elle délia ce corps de son cordon d'argent
Pour que son petit, son bébé de naguère
S'envole vers le ciel pour y retrouver Dieu.
Sans une grande foi envers cette vie céleste,
Elle n'aurait jamais pu accomplir ce geste.
Son enfant, son petit est heureux maintenant,
Elle s'en remet à Dieu pour faire pénitence.
Dieu acceptera-t-il devant ce sacrifice
De pardonner une mère qui l'a un peu trahi ?
Ou sera-t-il heureux de tendre enfin les bras
Vers cet adolescent qui dans un désespoir
A imploré le ciel avec toute sa conscience
De quitter sa famille pour retrouver l'espoir.
4
et les hommes

Insouciance de l'homme
Du plus profond des âges,
L'homme a toujours douté de Dame Destinée.
Elle a pourtant écrit une longue histoire
Que les hommes ont toujours refusée de goûter.
Se sont-ils abreuvés à cette eau bien trop pure ?
Et non, ils ont voulu regarder bien plus loin,
Aborder des sommets que cachait la nature
Afin que toute leur vie ne soit pas botte de foin.
Mais dans leur inconscience à vouloir s'enrichir,
Ils ont détruit Nature, cette femme de bien
Et sans plus hésiter, ont bâti leur armure
Mais une armure de paille perdue dans le lointain.
Retrouverons-nous ainsi ce beau livre d'histoire ?
En avons-nous gommé les plus beaux des chapitres ?
L'avenir nous dira si l'homme dans sa mémoire
A pu en retenir toutes les belles lignes.
Aujourd'hui, mes petites amies du ciel m'ont proposé de me faire une robe de chambre pour jouer la pièce "La chaumière des divorcés". "Ma chérie, m'ont-elles dit, tu ne vas pas sortir en pyjama sur la scène. Nous allons te confectionner une robe de chambre. Bon voyons, réfléchissons, n'as-tu pas dans tes placards, un tissu qui ne te servirait à rien ?"
-Je ne sais pas.
-Bon et bien allons fouiller.
Il est vrai que j'emmagasine comme beaucoup de femmes de vieux habits, des rideaux... pensant qu'un jour cela pourrait servir ! Mais en fait nous encombrons les placards de choses inutiles. Bref, en cherchant bien, je tombai sur de vieux rideaux jaunes. Tiens ! Me disent mes amies, cela fera l'affaire. Et sans plus attendre, me voilà dépliant sur la grande table, les rideaux trouvés.
Allez ! Allez ! disent-elles, ne lambinons pas. Au travail.
En deux temps et trois mouvements, la robe fut coupée.
Epinglons et essayons.
Oui, dit l'une d'entre elles, le dos est trop large, il faut le retailler.
Je m'exécute. En fait, je ne sais jamais si c'est moi où elles qui dirigent mes gestes, mais peu importe ! L'essentiel, c'est que nous le fassions. Toute seule, ou à trois, quelle importance !
Ah, la la, quand je pense que je croyais que là-haut on avait enfin le grand repos !
Que Nenni ! comme disent mes esprits mâles ! On travaille.
Tout en cousant, je demande à mon amie du ciel :"Tu ne crois pas que lorsqu'on cherche des solutions aux problèmes, Dieu nous souffle dans la pensée ce qu'il faut faire ?
Tout à fait, ma chérie. Dieu est vraiment un amour pour ceux qui savent l'écouter.
Je l'aime beaucoup dis-je.
Oh, mais tu n'es pas la seule, ma chérie, ici nous l'adorons. Et si les humains savaient vraiment à qui ils ont à faire, ils regorgeraient d'amour. Dieu est simple, plein d'humour, il aime beaucoup s'amuser. Mais ce qu'il n'aime pas, c'est le personnage qu'on a fait de lui.
Oui, dis-je ils ont voulu en faire un "intouchable", un grand Pape !
Oh, ma chérie, il est bien loin de tout ça.
Tu m'en vois ravie, amie. J'aime Dieu, parce qu'il se conduit avec moi comme un Père.
Tout simplement ma chérie, tout simplement. Et crois-moi, tu es dans le vrai. Pas de prières, pas de spaumes, Rien que de la joie, de l'amour de la musique. Tiens ce soir, Il va se régaler à la fête de la musique, voir ses enfants chanter, danser, c'est ce qui lui donne le plus grand bonheur.
Merci Amie pour cette conversation. Je pense qu'elle aidera à remettre à certains les idées en bonne place.
2
Histoires d'animaux

1 Shalimar
Shalimar
Elle arriva chez moi, fermée dans un panier,
Silencieuse et tranquille comme une demoiselle.
Elle plongea ses yeux au fond de mes prunelles,
Tout en cherchant réponse à son grand désespoir.
Mon fils qui partait dans des îles lointaines,
M'avait donné la garde de cette petite chatte.
C'est donc dans ma maison qui s'ouvrait grande pour elle,
Qu'elle fit bien méfiante ses tous premiers pas.
D'abord bien distante, craignant mes doigts agiles,
Elle fit des ronrons pour se faire caresser.
Le soir, dans ma chambre où mes pas me menaient,
Elle n'hésitait point à venir se coucher.
Elle bondissait alors d'un saut bien assuré
Sur la belle couette qui m'enveloppait,
Et là, bien allongée, comme une princesse,
Elle lançait ronflements et miaulements feutrés.
Shalimar, tel est son nom, un nom de parfum
Qui garnit les vitrines des plus beaux magasins.
Ses yeux, deux très grandes pupilles
Dont le vert émeraude brille dans le lointain.
Sa fourrure golden pousse comme des épis
Qui se veulent couchés sur une terre glaise.
Et ses pattes, plus belles qu'une panthère
Se chaussent de bottes aux semelles arrondies.
Elle est très belle cette grande chasseresse,
Papillons, criquets, lézards sont sa gourmandise,
Mais comme dans les salons, où petits fours excellent,
Elles torturent ses proies sur mes douillets tapis.
Ah ! Shalimar ma belle,
Tu as su me charmer et choisir ta maison,
Car il faut dire, qu'après bien des trêves,
Elle n'a jamais voulu rejoindre son patron.
Je suis bien sa seule maîtresse,
Celle qui lui voue un grand amour,
Celle qui partage avec sa belle
Tous les instants les plus fous.
2003
A ma petite Shalimar
Les lumières s'éteignent
La lune s'arrondit.
Dans le jardin d'hiver
Les branches sont meurtries.
Un froid humide règne
Dans la maison blottie
Au milieu des tourelles
Où le lierre a laissé
Le long de la façade,
Des lacets tortueux
De couleur rougeâtre.
Personne, plus de bruit.
La nuit a recouvert
De son tulle bleu sombre
La nature habitée
De paysages sans ombre.
Seule dans l'opacité,
Un persan malheureux
Recherche sa maîtresse
Les yeux luisants d'amour
Et le regard peureux.
2003
Le chien et l'oiseau
Oh pardon ! Petit oiseau du ciel,
Je sais que dans mon cœur
Il y a tant d'amour !
Mais vois-tu, les hommes
N'ont pas compris que
Nous faisions tous deux
Corps avec la nature.
Ils m'ont forcé à te pourchasser
Toi, dont le chant ravit mes oreilles.
Avec leurs fusils qu'ils pointent vers toi,
Ils arrachent dans mon cœur
Toute cette tendresse que je ressens pour toi.
Pardon, petit oiseau, pardon !
J'espère qu'un jour viendra
Où les animaux reprendront la nature
Et que nous, pourrons revivre en paix,
Toi, dans ton joli ciel, ton ciel d'azur
Et moi, dans mon jardin à te regarder.
2004
Les petits moineaux
Hier matin, un grand sac de pain attendait au fond de ma cuisine, que deux mains bien expertes le transforment en généreuse pâtée.
Sachant que le temps prenait force froidure et que les petits oiseaux manqueraient de graines, je pris le pain dans le sac plastique et le passai très vite sous la belle fontaine.
Dehors, les moineaux mais bien aussi les pies, attendaient patiemment que le dîner se fasse car à travers les vitres de ma grande cuisine, ils voyaient bien mes mains préparer ce repas.
C'est alors que munie d'une belle assiette, j'allai d'un pas alerte jusqu'au fond du jardin et là, dans un geste de grande maîtresse, envoyai tout le pain à travers les herbes.
Aussitôt mille oiseaux venant de toutes parts, se mirent comme des fous à picorer le pain, mais alors qu'ils livraient entre eux grande bataille, une pie s'approcha le bec déjà ouvert.
Elle fonça sur ces pauvres petits moineaux et de sa queue bien majestueuse envoya balader tout ce menu fretin pour seule, engloutir bon repas et dessert.
Avez-vous deviné, vous qui lisez les fables, qui sont ces petits moineaux et cette vilaine pie ! Croyez-vous qu'après de longues batailles, nous pourrons remplacer les méchants… par les gentils ?
2005
Le repas de Shalimar
Ce matin en préparant mon petit déjeuner,
Un très gros papillon est venu me frôler.
Afin de lui rendre sa belle indépendance,
J'ai ouvert ma porte pour qu'il puisse s'en aller.
Mais non ! Ce papillon aux ailes vrombissantes
Dédaigna la sortie et s'envola plus loin.
"Ah, mon pauvre chéri ! Si Shalimar te chope
Elle fera de ton corps un fabuleux festin.
Tu as choisi, c'est bien, je respecte ce choix,
Alors vole dans la maison et régale-toi."
Alors que je buvais mon délectable breuvage,
J'entendis cavalcade venant de mon couloir.
Et oui ! Ma chatte endormie, là-bas dans la chambre,
Etait en train de faire la chasse au papillon.
Celui-ci affolé, vint frapper à la vitre
En pensant bien très fort qu'on la lui ouvrirait,
Mais c'était bien trop tard pour ce petit insecte,
Car deux yeux magnifiques l'avaient bien repéré.
De ses pattes de velours, elle fonça sur la bête
Et d'un geste étudié, l'écrasa un ptit peu.
Le pauvre papillon sentant sa mort prochaine
Alla chercher femelle qui s'était bien cachée.
Et là, notre chatte, découvrant cette aubaine
Se dit :"Merci Dieu pour ce très bon repas.
Je croyais n'avoir de ma belle maîtresse
Juste un menu fretin pour petit déjeuner,
Et voilà que le ciel, ce ciel que je vénère,
M'envoie sur un plateau le couple tout entier."
Ne dit-on pas ici sur cette terre
Que chacun cherche mort au détour du chemin ?
Car enfin, la porte était grande ouverte,
Pourquoi ne s'est-il pas envolé ce matin ?
Peut-être est-ce par amour qu'il a voulu rester ?
Peut-être voulait-il partir avec sa belle ?
La seule consolation qu'il en ait retirée
C'est d'être dévoré par une belle princesse.
2003
Shalimar, mon petit amour
Elle m'accompagne toujours dans mes grandes solitudes.
Elle me regarde sans cesse de ses yeux émeraude.
Elle se frotte à moi en différentes postures
Pour attirer à elle un geste de ma main chaude.
Elle cherche toujours mes pas dans la grande cuisine,
S'enivre des parfums qui chatouillent ses moustaches,
Elle saute aussi souvent près des viandes qui marinent
Afin d'en mieux sentir l'odeur qui s'en détache.
Le soir, quand elle me voit habillée en coquette,
Elle comprend très vite que soirée sera longue
Car elle sait très bien que si talons claquettent,
Ce n'est pas pour rester assise dans une chaise longue.
Alors pour me donner remords d'évasion,
Elle me tourne le dos et s'emplit de tristesse
Et moi, de ce grand cœur qui l'aime avec passion,
Je regrette déjà ma petite princesse.
Mais dans la nuit, alors que ma démarche résonne,
Elle dresse les oreilles et miaule un petit peu
Puis dans une posture qu'elle veut grande baronne,
Elle me toise dignement et retourne près du feu.
Je me dirige alors telle une belle coquette
Faire un brin de toilette et brosser mes cheveux
Puis vivement me plonge sous ma douillette couette,
Afin de bien voler vers d'innombrables cieux.
Alors, dans le noir de toutes lumières éteintes,
Je sens deux petites pattes venir s'accrocher
Au rebord de mon lit qui fait comme une empreinte
Et dans laquelle elle plonge pour bien me retrouver.
2004
Le lézard
Il passe insouciant sous les yeux de Princesse
S'arrête dans le jardin pour grignoter un peu
Puis pensant qu'il est temps de faire grande sieste
Choisit coin au soleil et étale sa queue.
Alors comme un félin se délectant d'avance,
La chatte bien patiente mesurant cet enjeu,
Pose une patte, puis l'autre ainsi que dans une danse,
Et s'approche du festin qui cuit à petit feu.
Le lézard heureux de ce temps magnifique
Ferme les yeux doucement pour goûter au bonheur,
Mais alors que ses rêves deviennent fantastiques
La tigresse se jette et tranche le dormeur.
Triomphante et bien fière de ce combat facile,
Elle emporte sa proie vers des coins plus douillets,
Là, sur le tapis, près des coussins de coutil,
Elle s'amuse du lézard, dès lors handicapé.
Si la queue n'est plus là, les yeux restent ouverts,
Profitant du dédain que la belle fait de lui,
Il court vers le sofa et se glisse comme un ver
Sous le sommier métal qui l'abrite en ami.
La belle alors frustrée de son jouet chéri,
Renifle de toutes parts l'odeur de son festin,
Mais ne pouvant atteindre l'objet de son délit
Retourne au soleil et attend le déclin. 2005
3
Amour d'enfants


Enfants ! Je vous aime
Ồ enfant ! Toi qui es le bourgeon de la tige,
Toi qui renais sur Terre quand le vieillard s'éteint,
Toi qui donnes ton cœur en faisant grands prodiges
Regarde bien le monde et prends d'autres chemins.
Toi que j'ai bien instruit durant de longues années,
Toi qui avais pour moi, cette fine tendresse,
Je voudrais que tes yeux regardent la clarté
Et amènent dans ton cœur une douce sagesse.
Des hommes, dans ce siècle où la fureur gronde
Veulent bâtir bien haut des murailles de haine,
Tu es encore petit, mais tu peux en une ronde
Donner grand coup de queue comme une grosse baleine.
Refuse le racisme, l'indifférence aussi,
Sur les bancs de l'école, reste toujours joyeux,
Apprends à secourir tes camarades aussi
Quand ils ont du chagrin tout au fond de leurs yeux.
Tu deviendras alors un enfant responsable,
Un enfant de
Un enfant qui tiendra toujours la tête droite
En disant bien aux autres:"Je ne fais pas la guerre".
La planète sera comme un grand tournesol,
Elle tournera sa face vers le plus beau soleil :
Celui qui brillera dans le cœur des hommes
Qui auront bien compris les lois de l'essentiel. 2004
A mon petit Sylvain
Toi qu'on a accueilli comme un petit poupon,
Tu as depuis huit ans enchanté nos matins.
Rusé, un peu malin, tu sais charmer longtemps
Les êtres qui t'entourent ici, dans la maison.
Dans ta soif de connaître un peu toutes les choses,
Tu t'attelles très vite dans chaque activité
Mais à peine entrevue, tu demandes une pause
Car de ton petit corps, tu es vite fatigué.
Sylvain, mon petit Sylvain, la vie est un torrent
Qu'il te faudra dompter, toujours au cours du temps
Si tu veux en cette Terre refaire tout un monde.
Il faudra bien apprendre à te lever matin.
Patience, mon poussin, patience,
Tes neuf ans arrivent au grand galop,
Georgy ROD
Planète Terre
Recueils de poèmes pour grands et petits.
A mon fils Christophe et à tous mes amis qui m'aident et me soutiennent dans cette seconde vie.
1 Le coin des enfants
Dame Nature

Avez-vous vu ma robe?
Mes volants de satin
Le soleil
Le ciel est bleu,
Le ciel est beau,
Pourquoi le salir
Avec tant de fumées ?
Sur mon dessin, j'ai mis
Un soleil tout jaune.
Va-t-il un jour ternir ?
Va-t-il disparaître ?
Moi, je suis petit,
Mais dites-le aux hommes
Que pour l'avenir
Il doit rester jaune
Car mon dessin
Sera plus joli.
La petite vieille
Elle était là, assise
Dans le creux de sa chaise,
Son tablier noir
Lui tombant aux chevilles.
Elle ne pouvait plus
Mettre ses lunettes
Car ses yeux étaient
Toujours, toujours humides.
Elle pleurait
La pauvre grand-mère,
La télé
Lui prenait ses petits :
Ne plus parler,
Ne plus compter,
Comment finirait-elle sa vie ?
Mais Marc, son tout petit
Caressa son oreille
En lui disant :
"Grand-mère ! La télé
C'est fini.
Je veux que revienne
Le temps, Grand-mère,
Où nous étions réunis".
2002
Amour d'enfant
Un enfant est venu
Me prendre par la main.
C'était une main noire,
Mais c'était mon copain.
Nous avions tous les deux
Les mêmes baskets,
Les mêmes pantalons
Et les mêmes chaussettes.
Dans nos yeux aussi,
Le même regard
Tourné vers l'avenir.
Devant le miroir blanc,
Nous vîmes alors passer
Un magicien heureux.
Il avait dans ses mains,
A la place des doigts,
Dix jolis petits nains
Qui chantaient à tue-tête :
"Regardez-nous amis,
Ce soir on fait la fête.
On a toutes les couleurs
Que le ciel a choisies
Pour faire de
Une belle palette".
2002
L'oiseau
J'ai vu par la fenêtre
Passer un échassier.
Il avait dans son bec
Un petit fil doré.
Sous son poitrail velu,
Un petit rond brillait :
C'était une goutte de sang
Que l'homme lui avait fait.
Pourquoi ? Pourquoi Monsieur
Avez-vous tiré ?
Je venais sur
Un peu me promener.
Comment vais-je faire
Si je suis blessé ?
Mes petits, ma femelle
M'attendent pour dîner.
2002
La cigarette
J'ai le nez qui se bouche
La gorge qui toussote,
Maman ! Papa ! Amis !
Cessez de fumer
Cela m'empoisonne !
Vous, partis,
Que va-t-il me rester ?
De nombreux cendriers
Où les mégots foisonnent,
De nombreux cendriers
Qui me feront pleurer.
2002
Maman
Maman ! Tu es la plus jolie.
Ton bel amour si grand, ravit toute ma vie.
Tu es pour moi, un havre de très grande tendresse
Où je me réfugie pour prendre tes caresses.
Tu es comme cette fleur qui anime la toile,
Un grand cœur de douceur pour apaiser mes peines.
"Maman, Maman !" Ce doux mot bien chéri
Je le dirai toujours jusqu'au bout de ma vie.
Maman ! Maman ! Je t'aime.
Je t'aime d'un amour qui n'a pas de mesure
Car du plus loin qu'il soit, ma mémoire portera
Cet amour si fort qui nous lie ici-bas.
Ecoute maman ! Ecoute !
JE T'AIME
2002
Le clown
Habillé de haillons, la casquette de travers,
Il marche sur le sol, soufflant dans sa trompette.
Il ne demande jamais où on va le mener
Mais il suit bien toujours le grand chemin tracé.
Le nez toujours en l'air, la bouche bien coquette,
Il débite salades pour faire rire les enfants.
Et entre ses deux pieds qui font des galipettes,
Il s'étale par terre dans un enchantement.
Il a dans ses deux mains, deux gros gants qui le gênent,
Et pourtant de ses doigts, il parle un petit peu
A ces êtres qui sont là et souvent le retiennent
Pour rire encore une fois avant d'entrer chez eux.
Les lumières s'éteignent, la magie est finie,
Il enlève sa casquette et son gros nez aussi.
Sous ses haillons de cirque que son père a portés,
Il écoute le rire de ce père bien aimé
Qui un soir de fête sous les lampions brisés,
A quitté cette scène pour aller retrouver
Des enfants de cette Terre qui s'étaient envolés,
Dans ce ciel si bleu, pour rejoindre leurs aînés.
2002
L'esclave
Dans ces contrées lointaines où la terre se craquelle
Les hommes sans scrupule appellent les enfants,
Se servent de leurs bras encore bien trop frêles
Et emplissent leurs caisses de la sueur des fronts.
Ces pauvres enfants qui n'ont pour seul bagage,
Un bagage bien trop lourd à traîner dans la vie,
Taillent dans ces carrières de grands blocs de marbre
Pour garnir en des lieux les tombeaux des plus riches.
Comment peut-on avoir aussi grande impudence,
A bien servir ces âmes du sang de ces petits,
Car il faut dire là, comme dans les romances,
Que ces pieux Draculas se nourrissent de leur vie.
Ces enfants qui espèrent comme tous les enfants,
Avoir instruction et assiettes bien remplies
Auront donné leur vie à des pierres sans nom
Car l'âme blanche s'envole dès la première nuit.
En hommage à tous ces enfants qui travaillent et meurent dans les carrières pour donner aux hommes des tombeaux bien plus riches.
2004
Message aux enfants de
L'arbre
"Regarde mon enfant comme
Si l'homme avait gardé tous ses trésors cachés !
Mais il a pollué les mers et les rivières
Pour gagner belles richesses dont il veut se parer.
L'arbre dans ses racines qui blanchissent de peur
Attend la bûcheron qui viendra le couper,
Ou l'homme inconscient qui dans une grande fureur, Allume de grands feux pour bien le consumer.
L'arbre alors s'étouffe et privé d'oxygène
Se met à perdre ses feuilles comme meurent les poissons Les poissons qui nageaient dans cette jolie mer
Que les hommes sans v
Papillon de mon coeur, Papillon de mon âme,
Papillon des chemins qui dirigent ma vie,
Tu m'as conté fleurette pour me donner nectar
Afin que je m'envole vers d'autres paradis.