MON VOYAGE A BUENOS AIRES
21/09/2008 16:10 par djydjy
Animation majeure dans les rues : Le TANGO.
De grands espaces verts où il fait bon se reposer
La colonne dans un quartier central mais typique. Pas d'immeubles contemporains dans cette rue.
Tout prés de l'hôtel, l'horloge dans un parc magnifique. Il est dommage que le printemps soit à peine naissant. Les arbres n"ont pas encore retrouvé leurs beaux feuillages.
Un morceau du port, toujours vu de l'hôtel
Vue de la fenêtre de l'hôtel.
Aprés un petit repos de deux heures, car mon fils n'avait pu dormir que deux heures entre ses services, nous sommes partis visiter une grande rue jalonnée de nombreux commerces. Rien à dire de particulier. J'ai retrouvé les nombreuses boutiques, identiques dans toutes les villes du monde. Les mêmes grandes marques et je dirais pratiquement le même genre de vêtements. C'est d'ailleurs bien dommage que petit à petit chaque pays perde son identité. Mais que pouvons-nous faire ?
Le hall de l'hôtel "Sheraton"
Beaucoup de monde à l'arrivée, il y avait un congré de médecins. Il m'a fallu attendre un moment de non affluence pour pouvoir prendre ma photo.
Bonjour à tous mes amis du blog.
Me voilà de retour ! Je viens de passer quatre jours à Buenos Aires.
Que ça ? Me direz-vous !
Oui, je profite des rotations de mon fils qui travaille à Air France pour faire de petits séjours. Mais croyez moi, en trois ou quatre jours, on peut faire pas mal de choses. Il suffit d'être bien chaussé et de ne pas avoir peur de marcher. Donc, je vais ici vous donner mes impressions sur cette ville que j'ai beaucoup aimée. J'ai pris beaucoup de photos que je passerai petit à petit, car il me faut faire un tri afin de vous rapprocher le plus possible de la réalité.
Comme son nom l'indique, BUENOS AIRES, on respire le bon air. Certains l'appellent la ville des cinq étoiles, moi je dirai que BUENOS AIRES est une ville au milieu d'un jardin. Les nombreux arbres et parcs majestueux qui s'étendent en plein coeur de la ville aussi bien que dans ses environs, donnent à BUENOS AIRES une note de fraicheur.
Partis à 23h15 de Charles de Gaulle, nous avons attéri à Buenos Aires le mardi en début d'aprés midi. Aprés un parcours de 40 minutes, la navette d'Air France a conduit l'équipage (dont je faisais partie en tant qu'accompagnante, )à L'hôtel "Sheraton".
Je remercie toujours Dieu, notre PERE de m'offrir cette vie. C'est grâce à mon fils, que je peux connaitre tous ces beaux hôtels car seule, mon budget ne me le permettrait pas.
Pièce pour un acteur
Acte I
Père Djy, où as-tu mis mes outils ? Ma pioche, ma binette, mon sécateur et mon arrosoir.
Djy Oh ! Père, je ne sais pas. Hier je les avais rangés derrière la grange et ils n’y sont plus.
Père Ah, ma chérie ! Tu es bien distraite, comment veux-tu que je refasse ce monde si je n’ai pas en mains mes outils.
Djy Refaire le monde, Père ! Mais pourquoi, celui-ci ne te convient pas ?
Père Hum ! Hum ! Il y aurait beaucoup à dire, ma chérie. Crois-tu que tu seras assez patiente pour en écouter l’histoire ?
Djy Père ! Tu sais que j’ai toujours adoré les histoires ! Du plus profond de ma conscience, elles remontent pour me ravir.
Père N’en n’as-tu pas oublié quelques lignes ?
Djy Ah, peut-être bien Père ! Mais je sais que tu vas te faire un plaisir de me rafraichir la mémoire.
Père Bien, alors asseyons-nous sous cet arbre car dans ses feuilles tous les mots sont écrits.
Vois-tu ma chérie, il y a fort longtemps, l’univers n’était que trou noir. Rien dans cette noirceur, ne présageait des lendemains heureux. Et puis un jour, du fond de ma mémoire, est sorti un oiseau aux grandes ailes dorées.
Djy Un oiseau, Père ! Cela existait déjà ?
Père Oui, mais cet oiseau n’avait rien à voir avec ceux que tu connais.
Djy Bon, alors explique-moi, à quoi ressemblait-il ?
Père En fait, il n’était pas. C’est tout simplement mon imagination qui l’avait créé.
Djy Oh, la
Père Oui, je sais, je sais. Et pourtant c’est bien comme cela que commence mon histoire.
Djy Soit ! J’essaierai d’être bien attentive s’il le faut et de ne pas t’interrompre. Mais avant, j’aimerais bien savoir d’où te vient cette mémoire ? Car si mémoire, il y a, cela veut dire que tu as vécu une certaine histoire !
Père Bien entendu. Si ma mémoire est bien fidèle, je me trouvais dans ce trou noir. Mais un jour, en battant mes ailes, j’ai chassé tout ce néant.
Djy Bien, bien, compliqué ton histoire ! Père.
Père Pas si compliqué que ça. Imagine le dessin d’un enfant. Petit Pierre par exemple, vient de dessiner une maison mais malencontreusement, il ne l’a pas mise à la bonne place. Alors, dis-moi, que fait-il ?
Djy Et bien c’est simple, il l’efface et recommence.
Père Bien. Mais entre le gommage et son nouveau dessin, n’y a-t-il pas un temps où la feuille est restée blanche ?
Djy Oui, bien sûr !
Père Alors ma chérie, tu peux comprendre qu’après avoir effacé le néant, j’ai trouvé un environnement bien pur où j’ai pu commencer à construire ma maison.
Djy Ouf ! Et moi Père, où étais-je ?
Père Toi ma chérie, tu n’étais encore pas là. Tu m’es arrivée bien plus tard.
Djy Combien de temps ? Père.
Père Ce mot temps n’existait pas, comment veux-tu que je le sache.
Djy Soit, je me contenterai de cette réponse. Et alors….
Père Et alors, je me suis baigné fort longtemps dans cette douce quiétude. J’ai étendu mes ailes toujours à l’infini. Je croyais qu’un jour, je trouverai rivage ! Mais non, mes ailes s’étalaient comme un jour sans fin.
Ai-je imploré très fort en ces temps, ce vide devant moi afin de me donner espoir d’y trouver quelque chose ? Toujours est-il, qu’au plus profond de mon être, je me souviens d’une rencontre.
Djy Ah ! Dis vite Père, dis vite !
Père Une poussière, une minuscule poussière vint se fondre à moi.
Djy Mais d’où venait-elle Père ?
Père Je ne sais pas. Je pense que ma mémoire tient à me le cacher. Enfin toujours est-il, que cette douce rencontre a créé dans mon être, un très très grand émoi. Je me suis mis à couver cette petite poussière pour qu’elle ne s’envole pas, longtemps, longtemps, très longtemps et j’ai découvert ainsi le plus beau sentiment.
Djy L’Amour ! Père, l’Amour !
Père Oui ma chérie, l’amour. J’étais tellement heureux que j’ai voulu tout de suite partager mon bonheur !
Djy Oui Père, ça je le comprends, je suis tout à fait comme toi. J’aime à partager mes moments d’allégresse, mes fous-rires et mes plus grandes joies. Alors qu’as-tu fait pour satisfaire cet élan de générosité ?
Père J’ai aimé, aimé, aimé très fort. Et un jour poussière s’est transformée.
Djy Père, ton histoire est magique !
Père Magique ! Non. L’Amour est un sentiment capable de miracles car c’en fut un ! Mais ce fut le seul pendant de très longues années.
Djy Quoi, tu veux dire que tu n’as jamais connu d’autres miracles ?
Père Non, non, pendant des milliards d’années. Et un jour pas très lointain dans cette date, un autre miracle s’est produit : celui de te retrouver. Mais n’allons pas si vite, suivons bien le chemin pour comprendre les étapes de tous ces lendemains.
Djy Bon, alors tu me disais que la poussière s’était transformée…
Père Oui, c’est ça.
Djy Mais en quoi ? Père.
Père Je dirai en petite cellule, puisque les hommes l’ont appelée ainsi.
Djy Et cette cellule ressemblait à quoi ? Père.
Père Un tout petit disque transparent en forme de cœur. J’étais émerveillé de voir si belle chose ! Alors fou de joie, je me mis à tourner, tourner, tourner à une vitesse folle entrainant ma poussière bien loin de mes années. Une lumière alors apparut dans le vide, une lumière immense qui donna grande clarté. Aveuglé par l’éclat qui transperça ma robe, je perdis le chemin de ma poussière aimée.
Le vide se transforma en une voûte céleste, les jours se mirent très vite à se changer en nuits, des nuits où mille étoiles parcouraient ce grand ciel et venaient quelquefois s’éteindre dans mes plis.
Djy Cela devait être beau ! Père. Et ta petite poussière, l’as-tu bien retrouvée ?
Père Non, ma chérie, j’avais toute la lumière mais mon cœur s’est bien vite déchiré. Alors j’ai crié bien très fort à ce très beau soleil, j’ai crié : « Rends-moi, ma bien aimée. » Mais le soleil, très fier, s’est figé dans le ciel et m’a dit : « Tu dois te sacrifier ». Tu vas être un grand Dieu, un Grand Dieu créateur, tu vas créer un monde avec toutes ses beautés. Les êtres un jour compteront les heures qui s’égrènent et tu pourras ainsi retrouver ton aimée.
Mais quand ? Lumière, Quand ? Lui ai-je demandé.
Tu l’as retrouveras au troisième millénaire.
Djy Père ! C’est triste.
Père Oui, mais l’espoir m’a fait vivre. J’ai usé de mes dons : j’ai créé tout un monde où terres, montagnes et plaines se sont entremêlées. Et pendant bien longtemps, j’ai soulevé les pierres afin de pouvoir te trouver. Mais au bout d’un moment, ma souffrance si vive se transforma en larmes et créa océans. C’est alors qu’un cycle s’installa sur la terre : soleil et chaleur donnèrent nuages et vents et là comme le fait un peintre devant sa palette, la terre se recouvrit d’une toile si belle, que mes yeux à ce jour ne cessent de regarder.